Hattie Stewart dépoussière sévèrement la pop-culture en redessinant les unes des magazines de mode. Sa cible préférée ? Les mannequins en 2D qui peuplent les pages de pub ou les shootings. Avec elle, oubliez direct ces couvertures aseptisées, toujours semblables et sans identité dont on nous abreuve chaque semaine. Hattie a déjà apposé sa griffe dans les pages des magazines les plus branchés de la planète et vous risquez bien de retrouver son travail de plus en plus souvent. Modeux, musiciens, artistes, tasses de thé… Tout le monde rêve de se faire retoucher par Hattie !

La Londonienne, qui se décrit comme une « gribouilleuse professionnelle » relooke la mode à coup de « doodle bombing ». C’est le nom qu’elle a donné à sa technique et à un mouvement artistique, dont elle est pour l’instant la seule représentante. En gros, c’est sa manière à elle de dire qu’elle détourne les photos avec sa patte inimitable. 

La vraie vie ennuie un peu Hattie Stewart. Alors, plutôt que de s’habituer à la morosité, elle a préféré mettre un peu de fraîcheur dans les pages de Vogue, Dazed, i-D, Love, Stylist et bien d’autres magazines. On peut voir ces illustrations comme une satire de la mode, ou comme un détournement gratuit et franchement drôle. Avec elle, la mode et la pop-culture perdent de leur sérieux : les gros yeux globuleux qu’elle dessine sur les modèles nous rappellent qu’il faut regarder tout ça avec humour.

Mais pas de quoi se vexer : Hattie n’est pas là pour dénoncer, elle veut juste exprimer sa créativité. D’ailleurs, les marques et les magazines ne s’y sont pas trompés : personne ne lui reproche ses détournements — c’est même l’inverse, en fait, on la supplie de donner une nouvelle vie à tous ces êtres de papier glacé, à coups de couleurs hallucinées.
Si on osait, on dirait qu’en plus d’être dans Vogue, les illustrations d’Hattie sont en vogue… En tous cas, ses visuels bourrés d’énergie ont déjà séduit un paquet de marques qui imposent le respect — dont Marc Jacobs, Adidas et Diesel — et elle a exposé à Miami, New York, Los Angeles et Berlin.

Hattie Stewart a même la cote chez les popstars : la rappeuse Azealia Banks lui a demandé de customiser une série de ses portraits, et elle collabore régulièrement avec Tavi Gevinson, la petite modeuse qui a fondé l’indispensable Rookie Magazine. Bref, avec ses petits gribouillis, Hattie a séduit tout le monde, même nous.

@hattiestewart

Toutes les images viennent du compte Instagram de Hattie Stewart

 

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